Chaque année, à la fin du mois de mai se déroulent à Genève les LinuxDays. Magnifique point de rencontre pour les développeurs, intégrateurs et vendeurs de logiciel libre. C’est aussi l’occasion de faire découvrir à un public large les outils ouverts.
La manifestation est divisée en trois parties :
Le village des associations où l’on retrouve les groupes locaux de soutien au projets ouverts. OpenBSD, Debian ou encore Ubuntu étaient représentés par quelques fanatiques. Toujours disponbile et jamais avares de conseils, ils assurent la promotion de leur projet dans une ambiance décontracté.
Les exposants professionnels.
Cette année quelques grands acteurs étaient présents notamment HP, Novell ou encore Microsoft. Ce dernier a présenté les efforts d’intégrations avec les outils ouverts et a expliqué la philosophie du géant de Redmond face aux systèmes libres. Ceci à créer une jolie controverse pas forcément fondée et amené quelques débats animés ! Niveau VoIP, on notera la présence de l’entreprise Flückiger Électricité active dans le développement et le déploiement de solution sur-mesure basé sur Asterisk.
Les conférences.
Les exposants professionnels peuvent donner une conférence sur le sujet de leur choix. Cela permet de créer la discussion ou encore de faire découvrir le monde du libre à un public par forcément technicien. Cette année toute les conférences sont été enregistrées et sont disponibles sur le site de l’organisation.
Une manifestation a soutenir car elle encourage l’innovation et l’échange d’idées. Les technologies libres deviendront encore meilleurs si leurs principaux acteurs discutent, échangent, montent des projets ensembles.
Le Snom M3 est un système téléphonique composé d’un antenne DECT et d’appareils sans fil. Supportant jusqu’à 8 téléphones sur une antenne, ce produit est idéal pour les petites entreprises ou pour une utilisation à domicile. Basé sur la protocole SIP, chaque téléphone supporte jusqu’à 8 comptes SIP. Le tout géré par l’antenne paramétrable via un interface web embarqué.
Des débuts difficiles
Vendue dans sa version de base avec la version du firmware 1.07 l’ensemble ne semble pas fonctionner au mieux :
Canaux SIP bloqués après plusieurs appels, ce qui aboutit à l’occupé pour l’appelant (si le double appel n’est pas enclenché).
Perte de la connexion entre l’antenne et les téléphones sans raison.
Mise à jour particulièrement longue. Compter pas moins de 2h pour un ensemble composé de 8 appareils et d’une antenne.
Depuis le 8 juillet 2008, Snom a sortit la version 1.16 du firmware pour ce téléphone. Cette version semble prometteuse et doit mettre fin à tous les problèmes rencontrés depuis la version 1.07, 1.10, 1.11, 1.15, 1.16.
Un long chemin vers le succès
Avec une grande dose de patience et beaucoup de volonté, il a fallut tenter la mise à jour vers la version 1.16. Enfin, les problèmes devraient disparaître et l’espoir de garder le même firmware pendant plus d’un mois se dessine.
Pour le client final cela doit signifier la fin des coupures et autres désagréments. Cependant, après les 2h de mise à jour, pas moyen de reconnecter les téléphones à l’antenne. Restant constamment sur searching for gateway, ou recherche du module d’adaptation en français le système était inutilisable. Après plusieurs mises à zéro de l’antenne, rien, toujours la même situation. La solution qui a été trouvée est la suivante :
Sur chaque téléphone hors de sa base de charge, aller dans les réglages de l’appareil et choisir de désinscrire le combiné de la base (Deregister).
Le téléphone se mettra dans le mode autoregistration.
Redémarrer l’antenne au moyen du bouton reset.
Dans les 5 minutes suivantes (temps maximum d’enregistrement des combinés) poser chaque combiné dans sa base de charge.
Patientez…et tester.
Cette procédure a permis de résoudre le problème. Une fois l’opération terminée, vérifier que tous les téléphones sont bien en 1.16 et priez pour moins de problème…
Alors que l’on comptait déjà 34 200 appareils (déloqués via le fameux JailBreak) de la première génération d’iPhone en Suisse, c’est vendredi qu’est sortit son successeur l’iPhone 3G. Cette version se veut plus adaptée au marché européen. Les critiques les plus aiguisées ont mis en avant les défauts principaux notamment la piètre qualité de l’appareil photo ou encore l’impossibilité d’envoyer des MMS. Certain répondront qu’il s’agit avant tout d’un téléphone et non d’un appareil photo, que les MMS ça sert à rien ou encore que des applications tierces permettent de pallier certains défauts.
Engouement populaire
A l’image d’un quotidien romand orange le produit serait phénoménal, mais les faits sont là : jamais un téléphone portable n’avait autant de bruit avant sa sortie. On en parle dans tous les médias populaires, et la plupart en disent le plus grand bien. Au delà de ce point de vue, il y a quelques considérations techniques à prendre en compte.
Un SDK payant et un contrôle total potentiel
Afin de permettre aux utilisateurs de son produit d’étendre les fonctionnalités de leur téléphone Apple à sortit kit de développement (SDK) payant. Cela permet aux développeurs du monde entier de se mettre à coder de nouvelles applications pour l’iPhone. Ceci dans le but de trouver de nouvelles utilisations du téléphone avec notamment une intégration avec les services web les plus populaires. Pourtant, il en existait déjà un, illégal celui-ci ou plutôt non contrôlé par Apple. Désormais tout développeurs désirant mettre à disposition son application au monde entier devront utiliser l’App Store sortent de iTunes Music Store des applications iPhone. La question qui faut se poser, est-ce que Apple va inspecter les applications mise en ligne ? Prendre des idées pour les intégrer dans la prochaine release du firmware officiel de l’iPhone ?
Google toujours présent
Dans tous les cas, Apple devra contrer un adversaire de choix tout bientôt, Google Android. Sur cette plate-forme logicielle, le SDK est gratuit et le système sera indépendant du matériel. A la vue des membres du consortium le projet semblable partit sur de solides bases. HTC a déjà annoncé un téléphone tournant sous Android avant la fin de l’année. L’engouement populaire risque d’être moindre que pour le téléphone de la firme de Cupertino mais techniquement cela vaudra certainement le détour.
Open-source rulez !
Reste pour ceux qui sont dans l’open-source jusqu’au bout des ongles essayez l’alternative OpenMoko. Le dernier né de ce projet est le nouveau Neo Free Runner. Il a tout pour réussir : connexions sans-fil, GPS, Micro-SD et bien sûr il tourne sur OpenMoko, l’OS libre et ouvert. Comme c’est des puristes, ils sont allés jusqu’à livrer une version du téléphone avec plan complet, kit de démontage et carte externe pour le développement.
Conclusion, les alternatives à l’iPhone existent déjà à l’image du N95 de Nokia, dans le futur il faudra compter avec des systèmes plus ouverts que celui d’Apple. L’expérience des systèmes ouverts à montrés que si les projets sont bien gérés et encadrés, ils peuvent dépasser en terme de qualité les produits fermés.
Au titre de cet article on peut penser qu’il s’agit d’un article traitant d’intrusion sur le réseau Google. Que nenni.
Si les interfaces utilisateurs ont parfois des avantages, les plus puristes d’entres nous vénèrent la ligne de commande. Il est évident que sous Windows le Démarrer → Exécuter → cmd ne permet pas des miracles, mais souvent elle est le début de la solution.
Sous Mac OS X et Linux, le terminal ouvre la porte de la fondation du système d’exploitation, c’est par là que les modifications et autre hacks vont se passer. Pour les professionels du monde *nix c’est aussi via la console que se fait une grande partie du travail qu’il soit à distance ou en local.
Une application (est-ce vraiment une application ?) que l’on utilise tout les jours n’était pas encore muni d’une ligne de commande c’est Google. Désormais c’est chose faite. En utilisant une API Google notamment l’API Ajax Stefan Grothkopp a coder un interface en ligne de commande pour Google. Tout comme dans un vrai shell la touche tab amène des suggestions à l’utilisateur. La commande help permet d’accéder à une liste de commandes et de commencer l’exploration. Quelques commandes à tester :
Pour ajouter goosh dans la barre de recherche de FireFox :
guest@goosh.org:/web> addengine
Pour lire le flux RSS de cut.copypaste.ch :
guest@goosh.org:/web> read cut.copypaste.ch
Faire une recherche sur Asterisk dans la Wikipedia :
guest@goosh.org:/web> wiki Asterisk
Traduire quelques mots du français vers l’anglais :
guest@goosh.org:/translate> translate en fr Cut Copy Paste
Tous les services de base de Google sont présents : Maps, Blog Search, Video, Images, Translate, Reader, News… L’illustration montre la lecture d’un flux RSS.
Dernier point, cette application n’est pas officellement supportée par Google, il sera donc intéressant de constater la réaction des gens de Mountain View. Attention à ne pas trop perdre de temps avec Goosh.
Se promener avec son lecteur MP3 est une solution pour avoir sa musique sur soi en tout temps, mais comment faire lorsqu’on désire disposer de toute sa librairie musicale à distance ?
Si vous voulez écouter de la musique au bureau ou lors d’une fête chez des amis vous avez le choix de vous balader avec un ordinateur portable, un disque dur externe ou encore de brancher un lecteur MP3 sur une chaîne Hi-Fi. A plus petite échelle on peut rencontrer le même problème à la maison. Comment écouter au salon les fichiers musicaux stockés sur le portable de madame ?
Cet article a pour but de démontrer quelques moyens simples et gratuits pour mettre en place une diffusion de fichiers musicaux à travers d’un réseau LAN ou WAN.
La manière iTunes
Disponible sur Mac comme sur Windows, le fameux iTunes de Apple permet de partager sa musique sur un réseau local. Pour ce faire il utilise le port 3689 en TCP et le protocole DAAP. Cependant ce partage se limite au sous-réseau local. Comment faire pour contourner cette limitation ?
Le serveur DAAP
Comme expliqué plus haut, iTunes utilise un service sur le port 3689. Il s’agit de DAAP, Digital Audio Access Protocol. Il existe plusieurs logiciels permettant de réaliser à moindre frais un serveur DAAP. Ce protocole bien que propriétaire et mis au point par Apple connaît plusieurs implémentations gratuites et open-source :
FireFly media server pour les systèmes Linux et Mac OS X. Plutôt compliquer à installer, il faut quelques connaissances avant de pouvoir en profiter.
Basé sur FireFly, Roku a recompilé FireFly media server et propose des jolis exécutables tout prêt à installer pour Windows et Mac OS X.
Pour les puristes, mt-daapd qui est à la base du projet FireFly media server est disponible sous la forme d’un paquet pour Debian.
Une fois installé, il faut encore scanner son répertoires de fichiers musicaux. Ensuite, en démarrant n’importe quel client DAAP (iTunes pour Mac et Windows ou Rhythmbox sous Linux/Gnome) lié par le réseau au serveur on peut écouter la musique stocker à distance.
Le pourquoi d’un serveur
La limitation au réseau local reste vrai même lorsqu’on utilise un serveur tel que FireFly media server. L’avantage sur un simple partage via iTunes c’est le transcodage. C’est-à-dire que le serveur permet de transcoder le morceau joué afin de s’adapter à la bande passante disponible. D’où l’idée de l’utiliser à distance.
Le partage sur un réseau distant
Pour que iTunes ou Rhythmbox affiche la musique partagée malgrès l’accès distant, il faut simuler le lien dans un réseau local. C’est à dire que le port 3689 en réseau local sera redirigé vers le port 3689 du serveur distant. Pour effectuer cette opération il existe deux applications :
Network Beacon de Chatic Software uniquement pour Mac OS X.
Bien sûr avant que cela fonctionne parfaitement, il faudra avoir ouvert le port 3689 des différents firewall et éventuellement mettre en place une redirection de port afin que le service aboutisse à la machine cliente.