A l’heure ou l’écologie de la planète est enfin devenue une précoccupation mondiale, peu de monde remet en cause notre consommation de papier. A l’heure du tout numérique, comment se fait-il que l’on consomme plus de 320 millions de tonnes de papier par années ?
Depuis les années 70, l’e-ink ou l’encre électronique a fait son apparition. Bien plus lisible qu’un simple écran à cristaux liquide et surtout moins gourmande en énergie, l’encre électronique permetterait de faire un pas de plus vers le développement durable au sein de l’industrie du papier. A la manière du MP3 qui a révolutionné notre manière d’écouter de la musique l’e-ink devrait remettre en cause nos habitudes de consommation d’information écrite sous toutes ses formes, tel que journaux, magazines, livres ou encore mode d’emploi. Le MP3 a eu des corollaires dévastateurs pour le monde de la musique, c’est évident, cependant il a permis aussi à de nouveaux courants artistiques de se développer, se diffuser et de se faire connaître. La musique en ligne a définitivement ouvert la porte à d’autres artistes. Une sorte de redistribution des cartes au sein d’une industrie ou certains acteurs étaient un peu trop omniprésent au détriment des petits qui essayaient de se faire une place. Pourquoi ne pas assisstez à une même révolution au sein du monde de l’écrit ? Le livre numérique peine a prendre son envol, la technologie est là, prête à être utiliser cependant elle ne semblent pas attirer les éditeurs.
Du contenu ?
Pourtant il se vend déjà des livres numériques à travers le monde, alors quel est le contenu à disposition pour les fameux earyl adopters de cette technologie ? Après quelques recherches et des disucssions en ligne avec ces amis se posant les mêmes questions, voici une sélection de liens :
- manybooks.net
- wikisource, libre de droit et classé.
- Gallica, bibliothèque nationale de France.
- mobipocket
La plupart des liens cités diffusent du contenu libre de droit. Cependant les grands classiques rebuteront certainement les jeunes lecteurs friands de nouveautés. Il me semble impossible de convaincre la communauté des 15-25 ans (qui sont et seront les premiers à acheté des lecteurs de livres électroniques) à lire uniquement du Jules Vernes ou du Molière. Bien qu’étant des oeuvres majeures dans le monde de l’écrit, les lecteurs de demain veulent lire des livres récents. Amazon semble avoir compris cette démarche en achetant Mobipocket en 2005.
Et si je veux le dernier Amélie Nothomb ?
Après quelques recherches, on remarque qu’obtenir les derniers titres en vogue est mission impossible. En recherchant par exemple Amélie Nothomb, on trouve les anciens romans (Stupeur et Tremblements) mais pas de trace des nouveaux. Pour ce qui des dernier best-sellers, comme la triologie Millénium de Stieg Larsson pas moyen de lae trouver sur une plate-forme légale.
Conclusion
Diffuser des livres électroniques semble moins cher. Les supports de lecture existent et ils sont fiables. Cependant les éditeurs peine à s’intéresser à cette technologie. Quant on voit que les sites illégaux de téléchargment offre déjà du contenu il est bon se demander quand les libraires s’intéresseront à ce marché en devenir…

Vive le papier électronique.
ça fait maintenant un peu plus de 2 ans que je suis l’heureux utilisateur d’un iLiad.
C’est vraiment très très agréable de pouvoir lire des pdf en plein soleil.
Le seul bémol de ce genre de bête, c’est l’industrie du livre.. elle n’est pas encore prête. Il est difficile de trouver des livres récents.
Mais, étant un grand lecteur éclectique, j’ai déjà assez de choses à lire ailleurs pour ne pas être trop ennuyé.
Pour tout ceux que ça intéresse j’ai tenté d’écrire un descriptif de tous les enjeux et les pièges à éviter pour faire évoluer le monde du livre autour du papier électronique.
Ce texte est disponible à l’adresse:
http://martouf.ch/document/59-bouquin-electronique.html
Juste un petit bémol : j’avais entendu je ne sais plus trop où que le cout environnemental d’un livre électronique s’élève à 250x celui d’un bouquin de poche classique, ce qui ne veut pas dire grand chose mais il doit quand même y avoir du vrai…
Le papier électronique a quand même plein de désavantage :
- Pérennité des œuvres que l’on possèdent, même des bouquins qui ont plus de 100 ans aujourd’hui sont encore parfaitement lisibles sur papier.
- Problème d’interopérabilité et d’ouverture du format utilisé, est-ce qu’il existe un format libre actuellement ? Ou chaque industriel y va de son format propriétaire ?
- Cout.
- Fragilité du support.
- Consomme de l’énergie lors de son utilisation.
- Etc…
A mon avis le bouquin électronique n’est pas près de percer le marché (désolé Mathieu
). La seule utilisation grand public que je vois actuelle est une utilisation similaire à un journal quotidien ou à un magazine mensuel, des infos volatiles en somme.